GR20 en 2014

par Marcel38  -  #Treks

GR20 en 2014

Je vous emmène, photos et commentaires à l'appui, sur les 13 étapes de notre GR20 en juillet 2014.

 

A la fin de cette page je vous propose un extrait des tableaux que nous avions préparés pour lister le matériel, les vêtements, la nourriture, la toilette et la pharmacie.

Nous avions veillé à être aussi exhaustifs que possible y compris en mentionnant le poids de chaque article emporté afin d'estimer la charge précise que nous aurions sur les épaules.

Au total, Aurélie portait environ 13,5kg (eau comprise) et moi environ 20 kg (eau comprise). Nous étions en totale autonomie sauf, pour partie, la nourriture que nous renouvelions assez souvent dans les refuges.

 

Et s'agissant des refuges, on me demande parfois, lorsque je reviens de mes treks, quelle évaluation je donne à chacun d'eux. Je réponds à chaque fois que cela m'est impossible.

D'une part cela ne correspond pas à l'idée que je me fais du respect que je leur dois quant aux services rendus et d'autre part chacun a son charme et son intérêt propres.

Disons simplement que, sur le GR20, les haltes qui nous ont le plus marqués sont :

- Ascu Stagnu pour la gentillesse de la patronne et la richesse de son approvisionnement

- Tighjettu pour la bonne humeur de Charlie

- Ortu di u Piobbu, Manganu, Petra Piana, Usciolu, Asinau, i Paliri pour la beauté de leur environnement

- Matalza pour l'exceptionnel accueil de son patron

 

Si vous n'avez jamais fait le GR20 je pense que vous comprendrez en voyant ces photos et en lisant mes commentaires pourquoi on l'a tant aimé .

Si vous l'avez déjà fait ... vous savez déjà de quoi je parle !

 

 

 

 

 

 

De Calinzana au refuge
 

Ortu di u Piobbu

GR20 en 2014

Lorsque nous quittons Calvi le 10 juillet, tôt le matin, cela fait 2 jours que nous patientons à l'hôtel en raison de vents violents et de pluies fortes en montagne.

Vous imaginez notre impatience et notre excitation au moment où nous faisons nos premiers pas devant le panneau du GR20 à Calinzana.

 

La longue montée jusqu'à Bocca à u Saltu (Bocca = col en corse) est d'autant plus agréable que les panoramas se succèdent tous plus beaux les uns que les autres. La baie de Calvi est souvent visible et toujours superbe.

Cette première matinée se révèle être un parfait tour de chauffe.

 

Dans l'après-midi la descente vers le refuge d'Orto di u Piobbu sollicite finalement davantage les jambes car nous entrons dans un monde plus minéral que végétal comme ce sera le cas ensuite pour les prochaines étapes surtout au Nord.

On a aussi besoin de se familiariser avec les premiers passages "aériens", probablement sans difficulté pour des trekkeurs de haute montagne, mais qui nous ont demandé pas mal d'attention à nous. 

Une bonne chose d'ailleurs car nous savons, et ça se confirmera, que certains futurs tronçons comportent ce type de difficultés ... en pire !

 

Ah! Un conseil pour ceux qui se lanceront sur le GR20 l'été prochain, et qui auraient comme nous les mains un peu fragiles, n'oubliez pas de prendre des gants car on est souvent amené à poser les mains sur une roche parfois coupante et à tenir des chaines pour emprunter les passages les plus délicats.

 

Notre premier bivouac se tiendra devant le refuge d'Orto di u Piobbu. C'est aussi ici que nous apprendrons à connaître les douches du GR20  ...  Brrrrr ...  frileux s'abstenir !!!

 

Une belle nuit nous attend malgré le coup de chaud d'Aurélie qui probablement ne s'est pas assez hydratée.  Ce sera notre 2ème conseil du jour :  buvez, buvez, buvez !!

 

En se couchant le soleil pose un beau manteau rose-orange sur les montagnes et la nuit très vite nous enveloppe.  

 

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De Ortu di u Piobbu
 

à Carrozzu

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De cette 2ème étape je garderai 4 souvenirs marquants :

 

- Un magnifique lever de soleil. Il faut dire que pour lancer cette journée, comme nous le ferons pour les suivantes, nous nous sommes levés très tôt (5h) afin de marcher le plus possible avant les fortes chaleurs et profiter de ce type de spectacle.

- Des paysages superbes avec une alternance de "fenêtres" sur des criques méditerranéennes et sur des cirques montagneux.  On est subjugué presque à chaque détour du sentier

- Quelques passages délicats sous une chaleur aussi intense que celle à laquelle nous nous attendions

- Une descente vers Carrozzu qui nous semble interminable et qui chauffe intensément les pieds avec des cailloux omniprésents et souvent glissants.

 

A l'arrivée nous trouvons un joli coin pour planter la tente en lisière de forêt et devant la montagne.

Le conseil du jour : essayez dans la mesure du possible de partir tôt chaque jour afin, à l'arrivée de l'étape, de profiter du refuge pour renouveler vos provisions et, surtout, choisir pour la tente l'emplacement qui vous convient le mieux avant l'arrivée des autres randonneurs. Les bonnes places sont "chères".

 

Ce soir là nous faisons la connaissance d'un couple de jeunes dauphinois que nous retrouverons le lendemain soir .  Très sportifs ils ont prévu de regrouper plusieurs étapes 2 par 2. 

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De Carrozzu
 

à Ascu Stagnu -Haut Asco

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L'une des belles attractions de cette étape est la traversée de la passerelle de Spasimata. On y accède peu près le départ de Carrozzu et peu avant de s'engager sur un chemin parfois délicat (surtout j'imagine les jours de pluie) puis de commencer une ascension soutenue qui nous voit, in fine, déboucher sur le très beau lac de la Muvrella. Le panorama est splendide.

 

La descente vers le refuge ne présente pas de difficulté ... mais c'est ici que nous avons notre première chute avec Aurélie qui en casse même l'un de ses bâtons.

 

Par chance le refuge d'Ascu Stagnu, par ailleurs bien approvisionné en victuailles, se trouve proche d'un petit restaurant qui vend ... des bâtons ! 

 

C'est ici que nous retrouvons nos jeunes dauphinois pour prendre un verre ensemble et se souhaiter bon trek pour la suite car ils vont adopter un rythme plus rapide que le nôtre à compter du lendemain.

 

Le conseil du jour : identifiez bien les raisons profondes pour lesquelles vous vous lancez sur le GR20.

Si votre objectif est avant tout sportif, plusieurs étapes peuvent être regroupées ou encore certaines variantes allongent le parcours.

Si, comme Aurélie et moi, votre objectif est avant tout de profiter des paysages, pour satisfaire votre passion photographique par exemple, marchez lentement et ouvrez grand les yeux ! 

 

Un dernier mot, cette étape marque aussi un tournant météo en ce mois de juillet 2014. En effet il s'est mis à pleuvoir vers 16h ... et nous retrouverons ce temps changeant assez souvent par la suite ... ce qui nous donnera une raison supplémentaire de partir tôt : atteindre le refuge si possible avant la pluie !

 

On n'y parviendra pas toujours !

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De Ascu Stagnu -Haut

 

Asco à Tighjettu

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On entre ici dans LE gros morceau du GR20, du moins pour les randonneurs lambda ... que nous sommes.

 

Le sentier qui va nous mener jusqu'au refuge de Tighjettu traverse en effet le cirque de la Solitude, un tronçon assez impressionnant avec des parois raides, des mains courantes et quelques escalades. Il n'est pas rare que des randonneurs se sentent incapables de continuer, pris soudain de vertige.

 

Avoir lu des récits sur cette étape nous a tout à la fois incité à ne pas la contourner (comme il est possible de le faire) et généré un peu d'appréhension. Mais c'est avec entrain et détermination que nous quittons Ascu Stagnu au petit matin sous un beau soleil.

Au fur et à mesure que nous progressons vers Bocca Tumasginesca, juste avant le cirque de la Solitude, de gros nuages recouvrent les sommets et nous font craindre la pluie qui rendrait plus compliquée encore la traversée du cirque.

Par chance ils finiront par se dissiper en fin de matinée.

 

Lorsque, enfin, le cirque de la Solitude se présente à nous, on ne peut s'empêcher d'échanger un regard, Aurélie et moi, pour partager un peu d'angoisse et se donner mutuellement beaucoup de courage.

 

On s'engage dans la descente à pic sans hésiter après avoir serré fort les lanières de notre sac à dos et nous réussissons finalement à bien gérer ensemble les passages les plus délicats.

Au creux du cirque, et avant d'entreprendre la montée pour rejoindre l'autre versant, nous nous restaurons sous un soleil réapparu qui illumine nos visages barrés par un large sourire.

 

La montée n'est pas des plus simples et demande de beaux efforts dans les pierres mais l'enthousiasme que nous partageons en haut avec un groupe de filles, aussi heureuses que nous, en dit long sur la fierté que nous éprouvons à cet instant.

 

Il faut noter que depuis 2015 et un terrible accident qui coûta la vie à 7 randonneurs dans le cirque de la Solitude, en raison d'un éboulement sous la pluie, celui-ci est contourné par une variante qui permet de rejoindre un peu plus loin le GR20.

 

Le conseil du jour : respectez les consignes sur ce passage. Si pour le moment le cirque est interdit c'est que les autorités compétentes estiment qu'il est encore trop dangereux et que les aides précédentes (mains courantes par exemple) n'ont pu être réinstallées. 

 

En fin d'après-midi nous rejoignons le refuge de Tighjettu pour planter contre un gros rocher notre tente et panser nos "bobos". Les ampoules ont fleuri sur les pieds d'Aurélie qui a également de jolis hématomes sur les tibias. Je ne suis pas beaucoup mieux loti car les ongles de mes doigts de pieds, déjà bien abîmés par mes marathons, sont un peu plus noirs encore.

Si vous vous engagez dans un trek de cette nature, n'oubliez surtout pas votre trousse à pharmacie, ce sera notre 2ème conseil

 

Aucune petite douleur ne peut cependant ôter le sourire de nos visages d'autant que nous allons vivre un repas chaleureux et débridé le soir au refuge avec les randonneurs et Charlie, le maître des lieux. 

 

Le repos nocturne a été très apprécié.

 

 

 

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De Tighjettu

 

à Ciottulu di i Mori

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Pour la 1ère fois depuis notre départ de Calinzana nous nous réveillons sous la pluie.

Malgré les épreuves de la veille les jambes sont bonnes et nous prenons le sentier vers Ciottulu di i Mori avec plaisir ... sous un temps plus que maussade.

 

La grisaille ne nous empêche pas d'apprécier les différents points de vue vers lesquels nos pas nous conduisent.

 

Et puis il y a cette merveilleuse rencontre avec 2 mouflons certes plutôt loin de nous mais suffisamment actifs pour être repérés par l’œil de lynx d'Aurélie et saisis par le télé du zoom.

Peu nombreux sont les randonneurs qui nous ont dit en avoir croisés durant le GR20 car cet animal, contrairement au bouquetin des Alpes par exemple, est méfiant. Nous avons vraiment eu beaucoup de chance ! 

 

A Bocca Foggiale le brouillard se met de la partie et la pluie s'invite à nouveau.

Arrivés à Ciottulu di i Mori nous montons la tente en un temps record non sans être obligés d'éponger l'intérieur avant d'y glisser nos sacs de couchage.

 

Notre conseil du jour : le top est d'avoir une tente dont la toile extérieure se monte avant celle de l'intérieur.  Ainsi pas d'eau sur le tapis ! C'est ce type de tente que nous emporterons sur le TMB en 2015.

 

Ce n'est qu'en soirée que les nuages s'évanouiront annonçant une nuit froide.

 

Cette étape n'aura présenté aucune difficulté et s'est avérée être une bonne journée de transition avant la longue étape du lendemain.

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De Ciottulu di i Mori
 

à Manganu

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Après la pluie inaugurale de la veille, ce sont les gelées qui nous surprennent ce matin de notre 6ème étape.

 

Comme souvent nous partons très tôt, à la frontale. 

Il est vrai que cette étape est annoncée comme étant la plus longue du GR. Le Topoguide l'estime à 8h de marche effective, nous en mettrons 12 tout compris (avec notamment de nombreux arrêts photo).

 

Alors que nous ne sommes partis que depuis une grosse 1/2 heure, une harde de mouflons, guidée par un grand mâle, traverse à toute allure le sentier devant nous. Je déclenche l'appareil aussitôt mais seule 1 photo sera à peu près exploitable car faible clarté + mouvement rapide des animaux mettent au supplice mon appareil photo.

Qu'importe, nous apprécions pleinement ce spectacle qui à défaut d'être capté sur la carte mémoire l'est dans nos têtes et nos cœurs. 

 

Très vite ensuite le soleil nous offre une belle lumière matinale pour lancer notre journée tandis que nous commençons à longer le Golu, le fleuve le plus long de Corse, peu après sa source.

 

Avant de nous enfoncer dans la forêt pour une longue marche vers Bocca San Petru, nous profitons de quelques belles vasques aux eaux vert clair et nous nous arrêtons dans une bergerie pour une boisson rafraîchissante (il fait déjà chaud). Nous y achetons un beau fromage qui agrémentera notre casse-croûte de mi-journée.

A l'approche du col (où le vent souffle souvent fort comme le montre la forme des arbres) nous croisons quelques cochons sauvages indifférents à notre avancée au milieu d'eux.

 

Ensuite c'est une longue descente qui se présente à nous avec notamment un antique chemin muletier sur lequel nous allons croiser ... chevaux, mulets et muletier lequel, gentiment, engagera la conversation avec nous.  

 

Tout en bas, c'est un exceptionnel panorama qui nous attend avec le lac Ninu, les pozzines (formation végétale extrêmement fragiles posées sur l'eau )  et les chevaux qui y paissent.  Surtout, si vous passez par là, prenez votre temps pour admirer ce spectacle.

 

Notre conseil du jour : de grâce respectez les pozzines. Restez sur le sentier pour ne pas les abîmer.

 

La fin de la marche vers Manganu, bien que jolie, nous semble longue et c'est soulagés que nous posons nos affaires près du refuge ... pour une nuit agitée ... à suivre au début de l'étape suivante !!

  

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De Manganu

 

à Petra Piana

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Avec le recul, je me demande si cette étape n'est pas celle que j'ai préférée pour ses paysages, la variétés de ses sentiers, la clémence météo etc ...

 

Mais revenons quelques heures auparavant à Manganu.

 

En milieu de nuit, j'entends un gros bruit tout contre la tente. Je me lève aussitôt avec ma frontale et regarde autour ce qui a pu se passer. Rien n'attire mon attention.

Je me dirige alors vers les toilettes et brusquement à quelques mères de moi un gros sanglier traverse le chemin ! Impressionnant surtout de nuit.

 

Au matin, lorsque nous nous levons, on comprend mieux ce qui peut expliquer le bruit de la nuit. Non loin de la tente je reconnais les papiers qui entouraient nos victuailles (saucisson, fromage, fruits etc ...) et bien sûr plus rien dedans.

Nous avons commis l'erreur de laisser les sacs de nos repas sous l'abside de la tente donc facilement accessibles. Etait-ce le sanglier ou un renard comme d'autres randonneurs nous l'ont suggéré ou encore un chien errant? Difficile à dire.

La seule chose dont on soit certain c'est que nous devrons nous contenter de nos barres de céréales jusqu'à ce soir.

 

Un conseil donc : gardez vos victuailles près de vous dans la tente intérieure et emballez les bien dans un sac susceptible de réduire les odeurs pour ne pas attirer les animaux.

 

 

Mais revenons à notre étape du jour.

 

Quelle rando !!! Magnifique ! 

Elle nous emmène d'abord jusqu'à la brèche de Capitellu par une longue grimpée très raide et physique. Au sommet, la vue sur les lacs de Melu et Capitellu est époustanflante ! Nous avons un ciel bien dégagé. Le soleil est déjà chaud en ce milieu de matinée.

A partir de là notre itinéraire devient particulièrement escarpé et les rochers se succèdent indéfiniment. Mais quelles que soient les difficultés le panorama reste tellement beau qu'on les oublie en partie. Les lacs continuent à se dévoiler sous des facettes sans cesse renouvelées au fil de notre avancée.  Magique !

 

Et le site de notre refuge sera à l'avenant donnant à notre bivouac à Petra Piana un relief tout particulier.

 

Quelle journée !

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De Petra Piana

 

à Onda

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Une courte étape très agréable jusqu'à Onda.

 

Nous y longeons le Manganellu tantôt en forêt, tantôt à découvert sous un beau soleil.

 

Une halte à marquer d'une croix blanche : celle que nous nous sommes accordés à la bergerie de Tolla pour y déguster les fromages locaux ainsi qu'un délicieux chausson aux blettes et fromage.

 

Par la suite, le sentier qui mène à Onda ne présente aucune difficulté. Il emprunte de belles passerelles pour traverser les cours d'eau et nous laisser admirer de jolies cascades avec les vasques limpides qu'elles forment.

 

Le refuge d'Onda où nous arrivons tôt dans l'après-midi est étonnant. Ce sont les randonneurs et leurs tentes qui sont "parqués" derrière les barrières tandis que les animaux (dont chevaux et brebis) gambadent librement autour. Rigolo ... et utile car les sangliers, nombreux ici ne peuvent accéder à nos tentes ! 

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De Onda 

 

à Usciolu

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Cette partie de notre parcours se distingue franchement de toutes les autres puisqu'elle nous voit faire un crochet par Savaggio pour prendre le train direction Corte afin d'y soigner, à l'hôpital, une blessure à la cuisse que je traîne depuis la veille.

 

Nous restons un après-midi et une nuit à Corte avant de partir, après les soins, pour Ajaccio et rejoindre en soirée Cozzano d'où nous reprenons le GR20 en direction d'Usciolu. Nous zappons hélas 2 étapes initialement prévues.

 

Le conseil du jour : si une blessure vous handicape, obligez-vous à prendre 1 ou 2 jours de repos et à vous soigner. Le GR20 est exigeant ! Il vaut mieux rater une étape ou 2 mais le terminer correctement. Le plaisir sera toujours là !

 

La montée vers le refuge d'Usciolu est relativement courte et sans difficulté. Heureusement, car la douleur est encore forte et ne me quittera plus jusqu'au terme de notre trek. Cependant les soins que je vais prodiguer à ma cuisse chaque jour, grâce au médecin de l'hôpital, vont progressivement l'atténuer.

Avoir ma nièce avec moi est stimulant et, combiné avec les paysages alentours, cela aide à penser à autre chose.

 

Nous établissons notre bivouac très tôt dans l'après-midi pour profiter d'un bon repos qui sera plus qu'utile vu la nuit terrible que nous allons passer (cf étape suivante) !

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De Usciolu 

 

à A Matalza

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Quelle nuit !

 

Vers 1h du matin, alors que la pluie tombe depuis déjà un bon moment, le vent se lève nettement sur Usciolu. Nous sommes profondément endormis quand la tente s'écroule brutalement sur nous.

Le temps de retrouver nos esprit, nous repoussons les arceaux vers le haut pour enfiler rapidement le poncho et sortir apprécier les dégâts.

 

On constate très vite que la structure n'a pas résisté à la tempête (on apprendra par la suite que le vent soufflait par rafale à plus de 130km/h). L'avant-veille nous avions déjà repéré quelques faiblesses dans la liaison des arceaux mais les réparations de fortune que nous leur avions prodiguées semblaient pouvoir tenir jusqu'à la fin de notre trek.

Nous n'imaginions pas alors être soumis à une telle tempête.

 

Avec de l'élastoplaste nous solidarisons du mieux possible les sections des arceaux défaillants que nous réintroduisons dans les tunnels de la toile, elle-même bien endommagée.

 

Le conseil du jour : si votre tente montre des signes de faiblesse, assurez vous qu'elle est vraiment réparable et faîtes sérieusement le nécessaire (plus que nous la veille de cette étape). Si elle ne peut être réparée, renseignez-vous sur la météo et optez pour un couchage dans le refuge en cas de très mauvais temps annoncé.

 

Le reste de la nuit sera une succession de vagues bruyantes et extrêmement violentes qui me contraindront à rester assis pour retenir les arceaux les plus fragiles jusqu'au matin.

 

Quand nous nous levons, la pluie tombe toujours et le vent reste fort.

Nous sommes obligés de nous séparer de la tente trop abîmée et reprenons le chemin, à la frontale, avec le poncho plaqué contre nous.

 

Plus loin, nous nous trouvons devant un tronçon à pic d'autant plus délicat que d'une part nous ne voyons pas bien quel est le meilleur passage sur les pierres rendues glissantes et d'autre part nous avons toutes les peines du monde à nous tenir debout dans cette partie exposée au vent violent.

Sagement nous nous mettons à l'abri d'un rocher en attendant l'arrivée d'autres randonneurs susceptibles de nous aider. Ce sera le cas avec un groupe qui nous ouvrira le chemin.

 

Par la suite, malgré le vent, la pluie, la fatigue et pour moi la douleur à la cuisse, nous apprécions la marche sur de beaux chemins faciles au milieu de charmants petits ruisseaux.

 

A l'arrivée au refuge de A Matalza, son responsable nous accueille très gentiment et, sensible à nos pépins de la nuit, nous loue à très bas prix la plus grande de ses tentes (cf photo ci-dessous) où nous allons pouvoir nous restaurer et nous reposer enfin !

 

Nous n'oublierons jamais ces moments épiques ! 

GR20 en 2014
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De A Matalza

 

à Asinau

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Cette antépénultième étape, plutôt tranquille, nous offre :

 

- une jolie brume donnant à nos premiers paysages matinaux une douce lumière photogénique

- la traversée d'un plateau baigné du soleil levant et largement habité par les cochons sauvages

- un magnifique point de vue depuis l'Alcudina (plus haut sommet du sud de la Corse)

et

- un bivouac au refuge d'Asinau devant une chaîne de montagne derrière laquelle se distinguent déjà au loin les aiguilles de Bavella.

Outre les tentes des randonneurs (nous en avons loué une au refuge) le plateau est occupé par une famille de bovins qui se promènent tranquillement au milieu de nous.

 

A 2 jours du terme nous commençons à osciller entre le plaisir d'en avoir bientôt fini et une pointe de mélancolie en sachant que ... nous en aurons bientôt fini !

 

Le conseil du jour : à l'approche du terme de votre aventure, profitez pleinement de chaque minute !

 

Le GR20 ça vous prend au cœur et au corps !

GR20 en 2014
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De Asinau

 

à i Paliri

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Cette étape, qui nous conduit jusqu'au refuge de i Paliri, a une résonance particulière pour moi.

En effet nous allons passer par le col de Bavella.

En 1990 mon cousin corse m'avait emmené en voiture jusqu'à ce col et nous y avions croisé des randonneurs dont il m'appris qu'ils faisaient le GR20.

 Après les explications qu'il me donna sur ce trek, je me fis la promesse d'entreprendre un jour cette aventure et c'est ce que je fais à présent avec ma nièce, 24 ans après !!!

 

Au départ de Asinau il fait très beau et le soleil nous accompagnera presque jusqu'à Bavella.

Ensuite ce sera une pluie fine jusqu'au refuge.

 

Cette étape nous offre de magnifiques points de vue sur les aiguilles de Bavella ainsi qu'une belle et raide montée dans les rochers jusqu'au col.

Nous croisons plusieurs randonneurs au début de leur GR20 qu'ils ont choisi de réaliser dans le sens Sud-Nord. Nous échangeons nos impressions. Nous répondons aussi aux mêmes questions que celles que nous posions au début de notre périple à nos amis de passage. Quelque part on se sent maintenant un peu "sachant" !!!

 

Le conseil du jour : ne sous-estimez pas cette étape. Elle comporte de nombreuses grimpées très raide. 

 

Arrivés au refuge et après avoir loué la tente de notre dernière nuit sur le GR, nous faisons sécher chapeaux et vêtements avant de déguster nos pâtes à la sauce tomate !

 

La soirée se conclura par un coup de fil à mamie toute heureuse de partager avec nous le bonheur que nos voix expriment intensément !

 

De multiples bisous volent encore vers elle comme autant de fleurs multicolores qu'elle aimait tant !

GR20 en 2014
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De i Paliri

 

à Conca

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Cette fois, pas de doute nous sommes bien au terme de cette exceptionnelle aventure.

 

Tandis que nous quittons i Paliri et que nous progressons sous un soleil de plomb vers Conca, la parole est rare.

L'émotion est si forte et tant de souvenirs se bousculent dans nos esprit.

 

L'étape ne présente aucune difficulté sur un sentier traversant le maquis.

Nous nous rapprochons de la mer qui, en fin de matinée, nous apparaît enfin au loin.

Le reste ce sont des pas lents qui crissent sur les cailloux et bientôt résonnent sur la chaussée jusqu'à la toute fin du GR20 devant son panneau à Conca. 

 

L'accueil que la restauratrice, dans l'établissement de qui nous nous arrêtons pour déjeuner, est génial ! 

Tout sourire elle nous prépare de bons plats avec des frites (quel luxe !) puis quelques crêpes délicieuses !

 

Bientôt mon cousin va venir nous chercher pour nous emmener chez lui où nous passerons 3 derniers jours sur l'île dans un confort royal et une formidable ambiance familiale !

 

Le GR20 est terminé. Merci Aurélie de l'avoir partagé avec moi et quel bonheur d'avoir vécu nos deux passions ensemble !

 

Pas de conseil cette fois mais un cri du cœur :

Vive la photo et la nature !!!!

GR20 en 2014
GR20 en 2014
GR20 en 2014
GR20 en 2014
GR20 en 2014
GR20 en 2014
GR20 en 2014
GR20 en 2014
GR20 en 2014
GR20 en 2014
GR20 en 2014
GR20 en 2014

 

 

 

Liste matériel

 

et vêtements

Voici donc les tableaux annoncés en début de page dont vous pourrez peut-être vous inspirer.

 

Les choix que nous avons faits se sont révélés pour la plupart très judicieux mais, bien sûr, ils ne représentent ni un modèle ni une garantie.

 

Bon GR20 si vous vous y lancez l'été prochain ! 

GR20 en 2014
GR20 en 2014
GR20 en 2014
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